Plus de deux ans après la promulgation de la réforme des retraites, et à quelques jours de la fin des travaux du « conclave » de partenaires sociaux censés y réfléchir à nouveau, les députés votent sur le sujet, jeudi 5 juin, à la faveur d’une résolution déposée par le groupe GDR (communistes et ultra-marins).

Cette résolution, qui a de fortes chances d’être adoptée, avec le soutien de l’ensemble de la gauche et du Rassemblement national, n’aura aucune valeur normative. Mais les communistes espèrent en faire un levier politique pour ranimer la contestation, alors qu’une journée de manifestation et de grèves est justement organisée jeudi, à l’appel de la CGT.

Quelque 165 points de rassemblement sont prévus dans toute la France. A Paris, le cortège s’élancera à 14 heures depuis l’Ecole militaire et doit passer à proximité du lieu où la concertation sur les retraites se poursuit.

Aucun vote n’a pu avoir lieu au Palais Bourbon sur la réforme

La proposition de résolution sera examinée dès 9 heures, à l’entame de la niche parlementaire du groupe GDR. Elle « affirme l’impérieuse nécessité d’aboutir à l’abrogation des mesures les plus régressives » de la loi du 14 avril 2023, à savoir « le recul de l’âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans et l’augmentation de la durée de cotisation portée à 43 annuités dès 2027 ». « Enfin l’Assemblée nationale pour la première fois s’exprimera sur le sujet », s’enthousiasmait fin avril le président du groupe, le député de Seine-Saint-Denis Stéphane Peu.