A l’Assemblée nationale, à Paris, le 27 mai 2025. JULIEN MUGUET POUR « LE MONDE »
Plus de deux ans après la promulgation de la réforme des retraites, et à quelques jours de la fin du « conclave » de partenaires sociaux censés y réfléchir à nouveau, les députés ont adopté, jeudi 5 juin, une résolution demandant l’abrogation du passage de l’âge de la retraite à 64 ans, sur un texte qui n’a pas valeur de loi. La résolution, déposée par le groupe GDR (communistes et ultra-marins), a été voté par 198 voix pour et 35 contre, avec le soutien de l’ensemble de la gauche et du Rassemblement national.
Si le texte n’a qu’une portée symbolique, la gauche espère qu’il alimentera la contestation dans la rue, pour pousser l’exécutif à l’abrogation, voire au référendum. Une journée de manifestations et de grèves est justement organisée jeudi, à l’appel de la CGT.
Quelque 165 points de rassemblement sont prévus dans toute la France. A Paris, le cortège s’élancera à 14 heures depuis l’Ecole militaire et doit passer à proximité du lieu où la concertation sur les retraites se poursuit.
Aucun vote n’a pu avoir lieu au Palais Bourbon sur la réforme






