Christelle Thieffinne, représentante de la CFE-CGC, lors d’une réunion du « conclave » sur les retraites, à Paris, le 17 juin 2025. CYRIL BITTON / DIVERGENCE POUR « LE MONDE »
Qu’elles soient fructueuses ou synonymes d’échec, les négociations sur les retraites auront laissé planer un discret parfum de renouveau dans la démocratie sociale. C’est l’avis exprimé par plusieurs organisations impliquées dans un processus qui devait – en principe – s’achever lundi 23 juin, au terme d’une seizième réunion dont l’issue s’annonçait très incertaine. La plupart des acteurs en présence se félicitent de la méthode adoptée pendant les échanges. « Je ne suis pas certain qu’elle puisse être systématiquement reproduite, à l’avenir, mais elle doit nous amener à revoir nos façons de conduire le dialogue », confie Yvan Ricordeau, le numéro deux de la CFDT et chef de file de la délégation cédétiste dans les pourparlers.
En proposant, le 14 janvier, aux syndicats et au patronat de remettre en chantier notre système par répartition, le premier ministre, François Bayrou, avait soutenu que les travaux seraient menés selon une approche « inédite ». Un qualificatif empreint d’autosatisfaction mais qui n’était pas totalement dénué de fondement.






