La Française Loïs Boisson, après sa victoire sur la Russe Mirra Andreeva, lors des quarts de finale de Roland-Garros, à Paris, le 4 juin 2025. DIMITAR DILKOFF/AFP

Dans la France du sport, une question demeure maintenant que le Paris Saint-Germain a enfin décroché la Ligue des champions : Ousmane Dembélé parviendra-t-il à faire coup double et à empocher le Ballon d’or, récompensant le meilleur footballeur de la saison ? L’attaquant semble en pole position, mais n’a manifestement pas les faveurs de tous les Parisiens. Depuis le court Philippe-Chatrier, une voix s’est élevée, mercredi 4 juin, sur le coup de 16 heures, pour plébisciter une autre candidate : « Loïs Ballon d’or ! », s’est ainsi égosillé un spectateur alors que Loïs Boisson, le dos couvert de terre battue, venait à peine de se relever, les yeux rougis par l’émotion d’une qualification pour les demi-finales de Roland-Garros.

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Du haut de sa 361e place mondiale, la Française n’aurait même pas dû avoir accès aux qualifications de ces Internationaux de France. Mais quitte à être invitée par la Fédération française de tennis dans le grand tableau, la Dijonnaise a, semble-t-il, décider de rester dans l’ouest parisien jusqu’au bout de la quinzaine. Non contente de s’être déjà payée la 3e joueuse mondiale, l’Américaine Jessica Pegula, lundi, Loïs Boisson a ajouté à son tableau de chasse la prodige russe Mirra Andreeva, 6e au classement international, vaincue au bout d’un combat de plus de deux heures (7-6 [8-6], 6-3). La voilà première Tricolore depuis Marion Bartoli, en 2011, à se hisser dans le dernier carré du tournoi féminin sur la terre battue parisienne.