« Le riz devient un produit de luxe, on en mange moins. » Pour cette femme au foyer croisée dans un supermarché Life de l’arrondissement de Nakano, à Tokyo, le précieux grain blanc, central dans la culture japonaise, est désormais beaucoup trop cher. Et les récentes mesures gouvernementales pour enrayer la flambée des prix de cette denrée ne la convainquent guère.

Il faut dire que, entre le 12 et le 18 mai, le paquet de 5 kilos a atteint un nouveau record, à 4 285 yens (26,20 euros), le double de mai 2024. Et rien ne semble en mesure de freiner cette envolée observée depuis des mois, alimentée par de mauvaises récoltes, des achats de précaution déclenchés l’été 2024 après l’annonce d’un risque imminent de tremblement de terre dans l’ouest de l’Archipel, l’explosion du tourisme et la spéculation des grossistes.

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