La cheffe de file des députés du Rassemblement national, Marine Le Pen, en visite à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, le 28 mai 2025. DELPHINE MAYEUR / AFP
Marine Le Pen, cheffe de file des députés du Rassemblement national (RN), a profité d’une visite en Nouvelle-Calédonie, jeudi 29 mai, pour renforcer sa stature présidentielle, taclant au passage le président du RN, Jordan Bardella – qui ne cache pas ses ambitions pour 2027 si la cheffe de file de la formation d’extrême droite était « empêchée » –, sur sa connaissance de l’archipel.
« Je suis candidate à la présidentielle et par conséquent, demain, je peux être amenée, si je suis élue, (…) à avoir une part active dans les décisions qui pourraient être prises » concernant l’avenir institutionnel de l’archipel, a déclaré Marine Le Pen, malgré sa condamnation en première instance, notamment à cinq ans d’inéligibilité, dans l’affaire des assistants parlementaires, fin mars. Elle a ajouté que ce serait une « bonne chose » qu’elle puisse participer aux consultations convoquées à la mi-juin à ce sujet par le président Emmanuel Macron, après l’échec de récentes négociations.
Interrogée sur la possibilité d’être accompagnée de Jordan Bardella lors de ces discussions, elle a cinglé : « Je ne suis pas sûre que Jordan, pour le coup, connaisse très bien les problèmes de la Nouvelle-Calédonie. On partage nos talents. »






