Jordan Bardella et Marine Le Pen, au salon de l’aéronautique et de l’espace, au Bourget (Seine-Saint-Denis), le 19 juin 2025. RAPHAEL LAFARGUE/ABC/ANDIA.FR
« Putain, quelle année… » Ce 14 mai, Marine Le Pen vient d’enterrer l’un de ses avocats, Me François Wagner, presque un membre de la famille. Son père, Me Georges-Paul Wagner, incontournable avocat de Jean-Marie Le Pen et de l’extrême droite monarchiste ou catholique intégriste, l’avait accueillie dans son cabinet, sitôt le barreau obtenu, en protégée. François Wagner, héritant de ses convictions et de la clientèle, l’avait encore défendue en 2024 lors du procès des assistants parlementaires du Front national, organisant chez lui les réunions préparatoires.
Un verre à la main, larmes séchées, la députée du Pas-de-Calais fait le compte, avec d’autres robes noires, de ses malheurs des derniers mois : la perte de son père le 7 janvier, apprise à distance, dans un avion la ramenant de Mayotte ; sa peine d’inéligibilité ferme avec exécution provisoire, qui l’a cueillie par surprise le 31 mars, n’ayant pas voulu voir l’échec de la stratégie de défense ; et ce décès soudain d’un ami. « Son état d’esprit depuis janvier, c’est le deuil. Et il n’a pas agi comme un moteur… », s’alarme un conseiller.








