L

a prévention de la récidive devrait faire consensus. Elle est d’ailleurs l’un des fils conducteurs des politiques pénales depuis longtemps. En 1872, elle constituait déjà le thème initial de la toute première enquête parlementaire sur la prison. Aujourd’hui, selon les données du ministère de la justice, « 63 % des sortants de prison ont commis une nouvelle infraction dans les cinq ans ».

Les analyses de ce phénomène ancien n’ont pas manqué. Mais on ne s’est guère interrogé sur la manière dont la prison, à cet égard, remplissait ses obligations. Or tout se passe comme si l’administration pénitentiaire, en dépit des efforts méritoires du personnel d’insertion et de probation, concentrait tous ses efforts sur le punitif et non sur le préventif.

En fait, les instruments essentiels qui préviennent la récidive sont au nombre de trois, qui ne doivent rien aux institutions : vieillir, se marier, être soutenu par sa famille.

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