Flavio Briatore a longtemps été présenté comme le « playboy de la formule 1 ». Sous sa direction, ses équipes (Benneton et Renault) et ses pilotes (l’Allemand Michael Schumacher et l’Espagnol Fernando Alonso) ont remporté sept titres de champions du monde. Jusqu’en 2009, lorsque l’histoire du « Crashgate », survenue l’année précédente à Singapour (où il avait demandé à l’un de ses pilotes, Nelson Piquet Jr., de provoquer un accident volontaire pour favoriser l’autre, en l’occurrence Alonso), a conduit à son départ.

Après une longue parenthèse loin des paddocks de l’Italien, le patron de Renault, Luca de Meo, a officialisé le retour de Flavio Briatore à un poste de conseiller spécial chez Alpine, en juin 2024. Résident monégasque, homme d’affaires, le controversé et charismatique Transalpin de 75 ans raconte au Monde son obsession pour la victoire, en marge du Grand Prix de Monaco, qui se déroule dimanche à 15 heures. « En 2026, on peut gagner des courses. Et, en 2027, on se prépare pour le championnat du monde », assure-t-il – même si son écurie ne tient pas les premiers rôles cette saison –, retrouvant une formule 1 revigorée et davantage sous le feu des projecteurs.

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