Les chefs de l’opposition vénézuélienne, Maria Corina Machado et Juan Pablo Guanipa, lors d’un meeting de campagne à Caracas, le 9 janvier 2025. LEONARDO FERNANDEZ VILORIA / REUTERS
Dix mois après la réélection contestée du président Nicolas Maduro, les Vénézuéliens sont appelés aux urnes, dimanche 25 mai, pour élire 24 gouverneurs, 260 conseillers régionaux et 285 députés à l’Assemblée nationale. A en croire les sondages, moins d’un tiers des 21 millions d’électeurs envisagent de se déplacer. « Pourquoi voter, si cela ne sert à rien ? », interroge Ariadna Camacho, 26 ans. C’est également l’avis de la cheffe de l’opposition, Maria Corina Machado, qui voit dans le scrutin une « farce », un « piège » tendu par un gouvernement en mal de légitimité démocratique. Maria Corina Machado appelle à l’abstention. « Cela ne fait plus sens d’aller voter après que le président Nicolas Maduro a éhontément volé la présidentielle du 28 juillet 2024 », considère également l’opposant Rafael Uzcategui. Le débat sur la valeur du vote n’est pas nouveau au sein d’une opposition qui a souvent prôné l’abstention.
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