epuis sa prise de fonctions, en janvier, Donald Trump a bien du mal à se hisser à hauteur de ses promesses de campagne, un peu comme un vendeur de voitures qui vous aurait fait miroiter une énorme ristourne qu’il ne pourra pas finalement vous obtenir. La paix en un jour entre la Russie et l’Ukraine ? On en est loin. La grandeur retrouvée de l’Amérique ? « Les signaux envoyés par les indicateurs économiques sont globalement mal orientés en début d’année aux Etats-Unis », soulignait une note de la direction générale du Trésor français, publiée le 11 mars. Le produit intérieur brut américain a ainsi baissé de 0,3 % au premier trimestre. Et l’on ne parle pas des ravages en matière de soft power induits par une politique étrangère aussi illisible que brutale.

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Si l’on considère qu’être président des Etats-Unis est un job comme un autre, ou tout au moins un job soumis aux mêmes exigences d’efficacité qu’un autre, on peut en conclure que Trump est loin d’être le grand professionnel annoncé, l’incommensurable « roi du deal ». Signe d’une défiance croissante de l’opinion publique, les sondages en berne sont venus sanctionner ses piètres performances. D’après une étude IFOP pour le site d’informations touristiques NYC.eu publiée fin avril, 56 % des Américains ont honte du locataire de la Maison Blanche et 24 % regrettent d’avoir voté pour lui.