Histoire d’une notion. Et si ceux qu’on appelle des « handicapés » avaient juste un « p’tit truc en plus », comme le suggère le titre du film d’Artus ? Dans cette comédie, succès surprise du box-office français en 2024, un cambrioleur se fait passer pour handicapé mental afin de rejoindre un groupe de vacances – une façon de fuir la police. Au contact des jeunes, il découvre leurs qualités insoupçonnées et il prend conscience de ses propres défauts. Le film joue ainsi sur un renversement de perspective, suggérant que les véritables « handicapés » de l’histoire ne sont pas ceux que l’on croit.

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De « Freaks » à « Mon inséparable », l’histoire longue et complexe de la représentation du handicap au cinéma

Ce schéma narratif est récurrent au cinéma. On le retrouve notamment dans Le Huitième Jour (1996), de Jaco Van Dormael, ou dans la série Netflix Extraordinary Attorney Woo (2022). Historiquement, Bienvenue, Mister Chance (1979), de Hal Ashby, et Rain Man (1988), de Barry Levinson, ont été parmi les premiers à valoriser une forme de sagesse autistique, susceptible d’éclairer les individus dits « neurotypiques ».