Malena Villa dans le film « Les Maudites ». PANAME

Quelques jours après les festivaliers de Cannes, les amateurs des athlétiques péripéties de Tom Cruise, alias Ethan Hunt, vont pouvoir retrouver leur héros dans un ultime volet de Mission : Impossible. Les amateurs de fantastique se laisseront envoûter par Les Maudites, le premier film d’un réalisateur espagnol prometteur. Et il y aura également une place pour le réel et à la vie rurale avec Ollie, une intrusion dans le milieu des jeunes skaters qui, sur leur planche, tentent d’échapper à l’ennui.

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« Les Maudites » : une pépite du cinéma d’épouvante espagnol

Le fantastique, au cinéma comme ailleurs, eut à chaque époque cette vocation de redéfinir le partage mouvant du visible et de l’invisible. A cette tâche, Les Maudites se prête avec une grande générosité formelle et narrative. Le premier long-métrage de Pedro Martin-Calero est une petite pépite inattendue du fantastique espagnol. Animé d’un goût évident du cinéma, riche de références larges (de Brian De Palma à Krzysztof Kieslowski), le film propose une variation contemporaine sur la hantise – mais une hantise adolescente –, qui se refile comme une maladie, à la façon de It Follows (2014), de David Robert Mitchell. D’où son récit en triptyque qui organise un relais mystérieux entre plusieurs héroïnes, ouvrant ainsi une perspective transgénérationnelle. Sans pour autant que cette complexité ne perde de vue l’émotion, comme le suggère le beau titre original El Llanto, comprendre les pleurs.