Manifestation en faveur de la libération d’Abdullah Öcalan, le dirigeant du PKK emprisonné depuis 1999, à Kamechliyé, en Syrie, le 12 mai 2025. DELIL SOULEIMAN / AFP
Le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) a réclamé à la Turquie un allégement de « l’isolement » carcéral d’Abdullah Öcalan, présentant son fondateur comme le « négociateur en chef » du groupe en cas de pourparlers de paix, après quatre décennies d’une guérilla sanglante.
Dans un entretien à l’Agence France-Presse (AFP), lundi 19 mai au soir, le mouvement a fustigé le manque de « garanties » apportées par la Turquie pour lancer ce processus. Le groupe – classé organisation « terroriste » par Ankara et ses alliés occidentaux – a dit refuser tout exil de ses membres.
Dans une annonce historique faite le 12 mai, le PKK a proclamé sa dissolution et la fin de quatre décennies d’une guérilla ayant fait plus de 40 000 morts. L’organisation répondait à un appel lancé à la fin de février par son chef historique, Abdullah Öcalan, emprisonné depuis 1999. Si le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a salué cette dissolution, le ministère de la défense a averti que les opérations contre le PKK se poursuivraient jusqu’à ce que son aire de déploiement soit « nettoyée ».






