De jeunes militants du PKK brandissent une photo de leur leader emprisonné, Abdullah Öcalan, à Diyarbakir (Turquie), le 27 février 2025. METIN YOKSU / AP
Après plus de quarante ans d’un conflit meurtrier entre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et le gouvernement turc, le groupe armé a annoncé sa dissolution, lundi 12 mai. Si cette déclaration soulève de nombreux espoirs, notamment au sein de la communauté kurde, peu de précisions sur ses effets concrets ont filtré et ses implications restent floues pour l’avenir du mouvement, en Turquie comme à l’étranger.
Qu’est-ce que le PKK ?
Fondé en avril 1979 par Abdullah Öcalan près de Diyarbakir (sud-est de la Turquie), le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) est un mouvement armé d’extrême gauche avec, comme objectif initial, l’instauration d’un Etat kurde indépendant, d’obédience marxiste-léniniste et non aligné. Les combats avec l’Etat turc commencent cinq ans plus tard, en 1984, et ne cessent qu’en de rares occasions. En près de quarante ans, ces combats fratricides ont causé la mort de plus de 40 000 personnes, majoritairement kurdes, et provoqué le déplacement de 2 millions à 3 millions de personnes.
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