Une directrice de recherche du CNRS a été sanctionnée de deux ans d’exclusion de ses fonctions pour « des manquements graves et répétés à son devoir d’intégrité scientifique », révèle le Bulletin officiel de l’organisme, le jeudi 15 mai. C’est la peine la plus élevée dans l’échelle des sanctions administratives, juste avant la révocation. Depuis 2015, deux scientifiques ont été condamnés pour ce type de motifs, selon un décompte du Monde.
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Une affaire d’inconduite scientifique agite un laboratoire de recherche en chimie
La décision est le dernier chapitre d’une histoire commencée il y a plus de quatre ans au sein d’un laboratoire de biochimie de l’université Sorbonne Paris-Nord. En février 2021, les référents à l’intégrité scientifique du CNRS et de l’université reçoivent, de la part d’un professeur de l’université, le signalement de soupçons d’irrégularités dans vingt-sept articles, dont la responsable est Jolanda Spadavecchia, une chercheuse du CNRS spécialiste de nanoparticules métalliques destinées à améliorer des diagnostics ou des thérapies dans le domaine de la santé. Un an plus tard, après la commande de deux rapports d’experts, les irrégularités sont confirmées et des corrections pour vingt articles demandées à la chimiste. Une commission disciplinaire aboutira à ce que le PDG du CNRS prononce une sanction d’un mois d’exclusion en décembre 2022.






