Condamné à huit mois de prison ferme en première instance, un des deux chercheurs marseillais du CNRS qui avaient lancé des bouteilles d’azote liquide contre le consulat de Russie à Marseille, fin février, a vu sa peine assortie du sursis, lundi 26 mai, par la cour d’appel.

Le 27 février, le tribunal correctionnel de Marseille avait condamné Vasile Heresanu, 48 ans, et son collègue Georges Sitja, 59 ans, à huit mois de prison ferme à purger sous bracelet électronique. Les deux physiciens avaient été incarcérés à l’issue de l’audience, le temps de mettre en place cette mesure de détention à domicile sous surveillance électronique. M. Heresanu, physicien, était le seul à avoir fait appel. Si la cour d’appel d’Aix-en-Provence a confirmé sa culpabilité pour l’infraction de fabrication non autorisée d’engin explosif, elle l’a relaxé pour celle de tentative de dégradation. La cour a ordonné que cette condamnation ne soit pas inscrite au bulletin numéro deux de son casier judiciaire.

Le consulat de Russie, qui s’était constitué partie civile, a lui été débouté de ses demandes d’indemnisation. « Les faits commis sont graves et présentent pour nous tous les signes d’un acte terroriste », avait estimé en première instance Stanislav Ornaskiy, consul de Russie à Marseille. Après les peines prononcées en première instance, le consulat avait fait part de son « indignation » face aux condamnations « clémentes » à l’encontre des deux chercheurs.