Xavier Dupont de Ligonnès filmé par une caméra de surveillance, à Paris, en mai 2011. Capture d’image utilisée pour un avis de recherche italien. THOMAS COEX/AFP
« L’Enigme publique no 1. Xavier Dupont de Ligonnès », de Daniel Zagury, Seuil, « Traverse », 170 p., 17,50 €, numérique 13 €.
Dans L’Enigme publique n° 1, le psychiatre Daniel Zagury mène une enquête originale sur une célèbre affaire criminelle survenue à Nantes, le 4 avril 2011, et demeurée irrésolue. Ce jour-là, cinq membres de la famille Dupont de Ligonnès, la mère et quatre enfants – et deux labradors – sont assassinés et leurs corps dissimulés dans le sous-sol de la maison. Dix jours plus tard, la police les découvre.
Entre-temps, le père, Xavier Dupont de Ligonnès (« XDDL »), principal suspect, âgé de 50 ans, a disparu au terme d’un long périple dans le sud de la France. Il ne sera jamais retrouvé et fera périodiquement l’objet d’un délire collectif relayé par les réseaux sociaux. Où se trouve-t-il ? Est-il vivant ? Sa famille est-elle bien morte ? Pour répondre à ces questions, Zagury a rencontré la plupart des témoins, dont les deux sœurs de « XDDL » et ses amis proches.
Fils du comte Hubert de Ligonnès (1931-2011), qui avait quitté le domicile conjugal, Xavier a été élevé par une mère bien étrange, Geneviève Thérèse Maître, fondatrice en 1960 de l’Eglise de Philadelphie, groupe de prière à caractère sectaire. Cautionnée par le chanoine Dominique Ridolfi (1918-1987), elle avait pour mission de fonder un nouvel ordre du monde purifié des souillures du passé. Investie par des messages divins, Geneviève affirmait que le miracle de la Résurrection adviendrait en 1995.






