Des soutiens du candidat de la Coalition civique à la présidentielle, le maire libéral de Varsovie, Rafal Trzaskowski, devant les bureaux de la chaîne Polish National Televisio, à Varsovie, lors du débat télévisé organisé pour le scrutin, le 12 mai 2025. WOJTEK RADWANSKI / AFP
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n disait des élections législatives du 15 octobre 2023 – remportées à la surprise générale par la coalition libérale menée par Donald Tusk – qu’elles étaient le scrutin le plus important depuis la chute du communisme en Pologne. C’est aussi vrai pour la présidentielle des 18 mai et 1er juin, tant elle constitue un véritable second tour de ce qui a été entamé alors : une contre-révolution libérale, après huit années de révolution conservatrice marquée par la gouvernance, aussi réactionnaire qu’autoritaire, du parti Droit et justice (PiS) de Jaroslaw Kaczynski.
Rappelons ici ce qui a unanimement été salué par les libéraux européens comme un miracle démocratique. Après deux mandats marqués par une violation ostensible de la Constitution et des principes de l’Etat de droit, une coalition composée de libéraux, de conservateurs chrétiens et de partis de gauche revient au pouvoir, alors que tous les moyens de l’appareil d’Etat avaient été mobilisés contre elle. Une troisième victoire du PiS aurait eu pour conséquence probable un ancrage durable de la Pologne dans un système autoritaire, à l’image de ceux mis en place Hongrie ou en Turquie.
















