« The President’s Cake », de Hasan Hadi. TANDEM
QUINZAINE DES CINÉASTES
Lamia, écolière de la région des marais, à l’embouchure commune du Tigre et de l’Euphrate, où l’on se rend en classe en meshoob (fine barque aux bords recourbés), hérite d’une mission impossible, que même Tom Cruise n’aurait su accomplir. Son instituteur la désigne pour préparer le gâteau d’anniversaire du président Saddam Hussein. Nous sommes dans l’Irak des années 1990, sous la coupe de sanctions internationales plongeant le pays dans la pauvreté, tandis que la dictature exigeait du peuple des démonstrations de ferveur somptuaires.
Cette quadrature du cercle, Lamia va tenter de la résoudre en montant à Bassora, la grande ville la plus proche, en compagnie de sa grand-mère (« Bibi ») et de son coq Hindi. Faussant compagnie à cette dernière, elle court les rues avec Ahmed, son camarade de classe, pour dénicher, et s’il le faut dérober, les précieux ingrédients.
Splendide mise en scène






