Un employé de la SNCF à la gare Montparnasse, à Paris, le 6 mai 2025. ABDUL SABOOR / REUTERS
Jusqu’à présent, si votre animal de compagnie s’échappait d’un wagon et se réfugiait sous un train en gare juste avant le départ, la SNCF n’avait pas de règle claire. Après plus de deux ans de délibérations, la compagnie a décidé qu’un train pouvait être retardé de vingt minutes maximum, selon un nouveau protocole consulté par l’Agence France-Presse (AFP).
C’est l’écrasement médiatisé du chat Neko en gare de Paris-Montparnasse, en janvier 2023, qui a mis en lumière l’absence de protocole formel en cas de chien, de chat ou de tout autre animal se glissant sur les rails, dans une compagnie qui ne manque pourtant pas de procédures. Malgré les demandes des propriétaires du chat pour retarder le départ, le train Paris-Bordeaux, avec 800 passagers à bord, était parti en écrasant Neko qui, selon la SNCF, n’était « pas visible ».
« Vous n’avez pas honte ? »
L’affaire avait fait du bruit. « Vous n’avez pas honte ? », avait demandé à la SNCF la Fondation Brigitte Bardot. Le ministre de l’intérieur français de l’époque, Gérald Darmanin, s’était dit « particulièrement choqué ». Les maîtresses de Neko, une mère et sa fille, avaient poursuivi SNCF Voyageurs en justice et avaient remporté chacune 1 000 euros pour préjudice moral en première instance, avant que la compagnie ne soit relaxée en appel.








