Un soldat libyen se tient en alerte à un poste de contrôle après des affrontements entre des milices lourdement armées, à Tripoli, en Libye, le 15 mai 2025. YOUSEF MURAD / AP
La capitale libyenne connaissait, jeudi 15 mai, une trêve fragile après trois jours de violents combats dans des quartiers densément peuplés entre de puissants groupes armés que le gouvernement de Tripoli tente de démanteler et des forces loyalistes.
Jeudi, les établissements scolaires et l’université de Tripoli restaient fermés tout comme Mitiga, le seul aéroport desservant la capitale. De nombreux commerces gardaient les rideaux baissés hormis de rares épiceries éloignées des artères principales, selon les journalistes de l’Agence France-Presse (AFP).
La récente escalade des violences dans la ville libyenne est alarmante, a souligné jeudi l’agence de l’ONU pour les migrations, alertant sur le « risque grave de déplacement massif et de danger pour les civils ». L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a ainsi appelé dans un communiqué « à une cessation immédiate des hostilités afin d’assurer la sécurité et le bien-être des civils conformément au droit international humanitaire ». « Nous sommes également préoccupés par la mobilisation des groupes armés dans les régions environnantes », a-t-elle relevé. Au moins six ambassades dont celles des Etats-Unis et de l’Union européenne ont exprimé leur préoccupation.
















