« Sous mon bob/Je marche sur le globe/Personne ne sait qui c’est/C’est monsieur que rien n’effraie », chantonne Philippe Katerine dans le morceau fort à propos intitulé Sous mon bob. Une chanson comme un hommage à ce chapeau cloche qui ne le quitte plus, au point de s’inviter sur la pochette de son album Zouzou (2024). En couvre-chef beige et manteau de fourrure, le fantasque chanteur déambule pour les besoins de son clip dans les rues de Créteil et personne ne le reconnaît.
C’est qu’il ne faut pas se fier à son large bord qui sert de visière et à son apparente simplicité : souvent taillé dans une matière souple – pour le rouler et le glisser facilement dans sa poche –, le bob s’adapte à toutes les situations. Et permet de s’abriter des éléments aussi bien que des regards. C’est d’ailleurs bien pour cacher une coupe de cheveux un peu ratée que l’acteur Jeremy Strong (révélé entre autres par la série Succession, sur HBO) avait choisi d’en porter un sur le tapis rouge des Golden Globes 2025, en velours jade assorti à son costume Loro Piana.
Si certains louent l’anonymat que garantit le bob, celui qu’on appelle aux Etats-Unis le bucket hat est, pour d’autres, l’occasion de se faire remarquer. Voire de signifier leur appartenance à une communauté. Popularisé par les rappeurs américains LL Cool J et les membres du groupe Run-DMC dans le courant des années 1990, il est étroitement lié au streetwear.






