Devant le siège du Front populaire de libération du Tigré (TPLF) à Makalé (Ethiopie), le 6 septembre 2020. EDUARDO SOTERAS/AFP
Le Front populaire de libération Tigré (TPLF), parti qui a dominé durant près de trente ans la vie politique en Ethiopie, a été « radié » pour ne pas avoir respecté ses obligations légales, a annoncé mercredi la Commission électorale nationale éthiopienne (NEBE).
Le parti, désormais dans l’opposition et rongé par les divisions internes mais toujours très influent dans la région instable du Tigré (Nord), avait déjà été suspendu pour trois mois en février pour ne pas avoir organisé d’assemblée générale, a ajouté la NEBE dans un communiqué publié sur X, en évoquant les « manquements » du TPLF. Ce dernier peut toutefois demander à être réenregistré en vue des élections de juin 2026.
En février, la NEBE avait affirmé que « l’enregistrement du parti [serait] annulé » si les instances dirigeantes du TPLF ne prenaient pas de « mesure corrective dans la période des trois mois ». Pour la commission électorale, le parti n’a pas respecté ses obligations.
Marginalisée depuis 2018






