Narendra Modi au palais présidentiel de New Delhi, en Inde, samedi 3 mai 2025. MANISH SWARUP / AP
Pour la première fois depuis plusieurs nuits, l’armée indienne n’a fait état, lundi 12 mai, d’aucun incident significatif le long de la « ligne de contrôle » qui sépare la région contestée du Cachemire entre l’Inde et le Pakistan. La semaine dernière, l’Inde et le Pakistan se sont retrouvés au seuil d’une nouvelle guerre ouverte, échangeant les attaques de drones, les tirs d’artillerie et les frappes de missiles sur leurs sols. Le premier ministre indien, Narendra Modi, doit s’adresser lundi dans la soirée à son pays (16 h 30 à Paris), pour la première fois depuis le début des hostilités.
Tout a démarré mercredi avant l’aube, lorsque des missiles indiens ont détruit sur le sol pakistanais des camps censés abriter le groupe djihadiste que New Delhi soupçonne d’avoir assassiné 26 civils le 22 avril dans sa partie du Cachemire. Accusé de soutenir ce mouvement, le Pakistan a fermement démenti toute implication dans l’attaque et a aussitôt riposté, replongeant les deux puissances nucléaires rivales dans les pires heures du dernier conflit ouvert qu’elles se sont livrées en 1999. Selon leurs décomptes très partiels, ces combats ont tué une soixantaine de civils des deux camps






