Le premier ministre indien, Narendra Modi, lors d’un discours à la nation par visioconférence, à New Delhi, après la trêve avec le Pakistan, le 12 mai 2025 - / AFP
L’Inde et le Pakistan ont approuvé un cessez-le-feu, samedi 10 mai, les armes se sont tues après quatre jours d’intenses combats de drones, de missiles et de tirs d’artillerie, mais la moindre étincelle pourrait faire repartir l’embrasement dans la région. Pour la première fois depuis le 7 mai et le lancement de l’opération « Sindoor », qui a failli entraîner les deux ennemis dans le précipice d’une guerre totale, le premier ministre indien s’est adressé à la nation, lundi 12 mai, et son intervention n’avait pas vocation à rassurer.
Narendra Modi est apparu l’index menaçant, le visage sombre, et portant une veste rouge, de la couleur du sindoor, la poudre utilisée par les femmes mariées hindoues à la racine de leurs cheveux, qui a donné le nom à l’opération déclenchée par l’Inde pour venger un attentat au Cachemire qui a coûté la vie à 26 civils. Le nationaliste hindou, après avoir accablé son adversaire, a indiqué qu’il avait « seulement suspendu les opérations » militaires et que les forces armées indiennes – l’armée de terre, l’armée de l’air, la marine, les forces de sécurité frontalières et les unités paramilitaires – restent en « état d’alerte permanent ». « L’opération “Sindoor” est désormais la politique officielle de l’Inde dans la lutte contre le terrorisme, marquant un tournant décisif dans l’approche stratégique de l’Inde (…). Nous avons simplement suspendu nos mesures de représailles contre les camps terroristes et militaires pakistanais. Dans les jours à venir, nous évaluerons chaque mesure prise par le Pakistan en fonction de l’attitude qu’il adoptera. »






