Déraillement d'un TER en Seine-Maritime : quelles hypothèses sont envisagées par le police judiciaire de Rouen ?
Un morceau de rail de cinq mètres et de 300 kilos retrouvé sur place au cœur des interrogations des enquêteurs. Après le déraillement d'un TER reliant Rouen à Caen vendredi soir qui a fait 44 blessés dont un grave, la police judiciaire de Rouen s'intéresse à plusieurs pistes. Celle d'un acte malveillant intentionnel est sérieusement étudiée mais ce n'est pas la seule ce samedi 12 septembre.
Parmi les hypothèses envisagées notamment, il y a celle d'un vol de métaux qui aurait tourné court avec l'abandon de ce morceau de rail par des malfaiteurs. Ce que l'on sait, c'est que le train précédent était passé une heure avant environ, indique la maire de Cléon. Par ailleurs, il n'y avait pas de chantier SNCF en cours. Pour tâcher de comprendre comment la pièce de métal s'est retrouvée là, les enquêteurs exploitent donc les données de la SNCF et notamment les systèmes d'enregistrement du TER ainsi que tous les indices disponibles : empreintes, témoignages, éventuelles images de vidéosurveillance et téléphonie.
L'hypothèse d'un sabotageEn ce qui concerne l'hypothèse d'un sabotage, une source sécuritaire évoque les précédents connus visant la SNCF et notamment, ceux liés à l'affaire dite de Tarnac. En 2008, des crochets à béton avaient été placés sur les caténaires de plusieurs lignes TGV mais n'avaient jamais occasionné de victimes physiques. Le mode opératoire serait donc inédit.











