Sonia Mabrouk au siège de BFM-TV, à Paris, le 18 août 2026. LOU BENOIST/AFP

« Le plateau de Mme Mabrouk donne la part belle aux intervenants d’extrême droite. » Dans un communiqué commun publié jeudi 10 septembre, le Syndicat national des journalistes (SNJ) et la CGT du groupe RMC BFM ont accusé la journaliste Sonia Mabrouk, recrue estivale de BFM-TV, de « clémence vis-à-vis de l’extrême droite ».

Selon les deux syndicats, « sur la tranche de Sonia Mabrouk, [les intervenants d’extrême droite] représentent une proportion de 25,5 % sur la période du 24 août au 8 septembre (contre 11,8 % chez Alain Marschall et Olivier Truchot, et 4,6 % chez Apolline de Malherbe) », autres figures du groupe audiovisuel.

Les syndicats accusent aussi la journaliste d’avoir permis à Sarah Knafo, députée européenne du parti d’extrême droite Reconquête !, de « dérouler son argumentaire au sujet des Français “de souche”, en opposition aux Français “de branche” », et d’avoir laissé Bruno Retailleau, candidat des Républicains à l’élection présidentielle, « établir un lien hasardeux entre les députés “insoumis” et islamisme ». « Quel renoncement collectif que de laisser dérouler des théories racistes et xénophobes sur nos antennes sans contradiction ou presque », concluent les deux syndicats en visant la direction.