Autour de la gare Saint-Charles, à Marseille, les scènes se répètent au grand jour. Des consommateurs fument du crack dans la rue, sur les paliers d'immeubles, devant les passants et parfois même sous les yeux de la police. Des femmes se prostituent pour financer leur consommation. Le deal se déroule à ciel ouvert, dans un quartier où riverains et professionnels de santé décrivent une situation qui s'aggrave.
Longtemps associé à des "cailloux" déjà préparés, le crack est désormais souvent fabriqué par les consommateurs eux-mêmes à partir de cocaïne, chauffée avec de l'ammoniaque. Le produit est ensuite fumé dans des pipes. Son effet est décrit comme extrêmement bref et extrêmement puissant. Cette intensité immédiate favorise une dépendance rapide et pousse à reprendre presque aussitôt.
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Un trafic rentable, au plus près du centre-villeÀ Marseille, la cocaïne est très facile à se procurer, vendue sur de nombreux points de deal, y compris à quelques minutes du centre-ville. Dans un immeuble utilisé comme point de vente que nous avons pu visiter, les prix sont affichés dès l'entrée. Les doses de cocaïne sont proposées à 10, 20 ou 40 euros. L'homme qui se présente comme le gérant de ce point de deal affirme que les vendeurs ont adapté leur offre à la demande, avec de plus petites quantités face à la hausse des clients.







