ARTHUR LARIE POUR « LE MONDE »

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ReportageRiverains, élus et associations de réduction des risques réunies en collectif réclament des moyens à la hauteur de l’explosion de la consommation dans les rues de la deuxième ville de France.

Le stock de cinquante pipes à crack a été écoulé en à peine 500 mètres. Comme chaque matin de maraude, Julien Poireau a pourtant chargé son sac à dos « à bloc » pour affronter la demande. Cinq dizaines de « pipeaux », comme il nomme les tuyaux en verre avec embouts en plastique servant à inhaler la drogue, des seringues neuves pour les « injecteurs », des capsules de bicarbonate – moins toxique que l’ammoniaque, majoritairement utilisée par les usagers marseillais pour préparer leur crack –, etc.