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DécryptageL’association e-Enfance révèle avoir reçu plus d’une vingtaine de signalements depuis le début de l’année concernant des femmes filmées à leur insu par ce type de lunettes. Bien qu’encore considérés comme un marché de niche, ces nouveaux appareils sont pris très au sérieux par la CNIL et ses homologues européens.
Mateus Pozar ne décolère pas. Un soir de printemps, la partenaire de cet habitant de Göteborg, en Suède, lui raconte une anecdote troublante : « Elle m’a dit avoir été approchée dans un bar par deux mecs portant des Ray-Ban. Ils lui ont demandé si elle voulait prendre de la drogue avec eux. Elle ne prend pas de drogue, donc c’était vite vu. Mais ce qui l’a fait paniquer, c’est de se rendre compte qu’une lumière était allumée sur leurs lunettes. »
Cette lumière signifie que leurs Ray-Ban filmaient la scène. Elle émanait de la petite diode installée sur les lunettes connectées Meta, construites et vendues depuis 2023 dans le monde entier. Très vite, Mateus Pozar et sa compagne imaginent que « d’autres femmes ont pu être filmées » avant ou après des propositions similaires. Et que les intéressés peuvent disposer de vidéos de femmes filmées sans leur accord, et les diffuser sur des messageries ou des réseaux sociaux.






