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Les lunettes connectées s’installent peu à peu dans le paysage technologique, mais leur essor s’accompagne déjà de dérives préoccupantes. Longtemps cantonnées à l’image de gadgets futuristes, elles connaissent aujourd’hui une accélération commerciale portée par une promesse simple : intégrer la technologie dans un objet du quotidien. Mais la popularisation de cet accessoire connecté discret soulève des questions sensibles relatives au respect de la vie privée.
Le marché a pris une nouvelle dimension ces dernières années avec les lunettes développées par Ray-Ban et Meta en collaboration avec EssilorLuxottica. Plus de 7 millions de paires auraient été vendues en 2025, sept fois plus qu'en 2024 et le groupe viserait trois fois plus de ventes d'ici la fin 2026. D’autres acteurs comme Google ou Samsung préparent également leurs propres modèles, en attendant Apple, tandis que des enseignes françaises d’optique comme Krys ou Afflelou ont lancé leurs premières collections au printemps.
L’attractivité de ces lunettes tient pour une large part à leur apparence. Contrairement aux premières générations, imposantes et facilement repérables, ces modèles ressemblent presque en tout point à des lunettes classiques. Elles embarquent pourtant de nombreuses fonctionnalités, comme l'écoute de musique, les appels téléphoniques, un assistant vocal dopé à l’intelligence artificielle, la traduction en temps réel ou encore le guidage GPS. Certains usages sont présentés comme particulièrement utiles, notamment pour les personnes malvoyantes ou pour immortaliser des activités sportives sans utiliser les mains.









