La scène se passe dans une zone rurale ou péri-urbaine d’Ile-de-France, peu ou mal desservie par les transports en commun. Le bus « régulier » vient de passer. Le suivant passera une heure plus tard ! Les abonnés Navigo qui n’ont pas la possibilité de l’attendre contactent le service de transport à la demande pour « commander » une rotation supplémentaire. Le temps que les algorithmes compilent les demandes similaires, et un véhicule de type minibus (de 8 à 12 places), 100 % autonome, sans chauffeur — et sans même la présence d’un « safety driver » que la législation française n’impose plus — vient chercher les usagers quelques minutes plus tard pour les conduire à bon port.

Ce scénario relève pour l’instant de la science-fiction. Mais il pourrait se dérouler en région parisienne et « dans la vraie vie » d’ici à peine deux ans. C’est du moins l’ambition de Valérie Pécresse. La présidente de la région et d’Ile-de-France Mobilités (IDFM, l’autorité organisatrice des transports régionaux) a annoncé, ce jeudi, le lancement du « premier projet régional de transport collectif autonome ».