Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Société Société Société Éducation Éducation Éducation Le ministre de l’éducation nationale assurait pourtant le 31 août que le manque de professeurs serait « marginal » et que « tous les indicateurs » étaient « bien meilleurs » que les années précédentes. Article réservé aux abonnés Y a-t-il un professeur devant chaque classe à la rentrée ? La question est devenue récurrente et la réponse l’est tout autant. Il manque au moins un enseignant dans plus de la moitié des collèges et lycées publics dès la première semaine de l’année scolaire, selon deux enquêtes syndicales rendues publiques la deuxième semaine de septembre. Pour le syndicat majoritaire des chefs d’établissement, le SNPDEN-UNSA, cette pénurie touche 65 % des établissements interrogés (2 330 ont répondu sur 7 800) et dans quatre établissements sur dix, plus d’un enseignant manque à l’appel. Seul un personnel de direction sur cinq voit la situation s’améliorer par rapport à 2025, quand près de quatre sur dix constatent une dégradation. Du côté du syndicat majoritaire des enseignants du second degré, le SNES-FSU, qui a sondé un millier d’établissements, il manquait au moins un professeur dans 53 % des collèges et des lycées lors de la semaine de la rentrée. C’était 55 % en 2025. Les mathématiques, le français et la physique-chimie font partie des disciplines les plus touchées, selon le SNES-FSU, ces matières n’ayant pas fait le plein lors des concours du printemps. La situation diffère néanmoins en fonction des académies. Si un établissement sur cinq note des besoins non pourvus d’enseignants dans l’académie d’Amiens, ils sont plus de 70 % dans l’académie de Versailles. Il vous reste 70.91% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.