Le réseau tentaculaire du criminel sexuel américain Jeffrey Epstein n’a pas encore livré tous ses secrets en France. Malgré la mort, en juillet, d’un suspect-clé, les investigations se poursuivent et le parquet de Paris a déjà identifié d’autres « potentiels rabatteurs », a fait savoir, jeudi 10 septembre, la procureure de paris, Laure Beccuau.
Cet été, la mort de Daniel Siad, recruteur de mannequins soupçonné d’avoir été un rabatteur pour Jeffrey Epstein et d’autres hommes, avait vivement indigné des plaignantes, dénonçant une lenteur de la justice à l’interroger. L’une d’entre elles, l’ex-mannequin suédoise Ebba P. Karlsson, a assigné en août l’Etat français pour « faute lourde ». L’association Innocence en danger a fait de même, au nom des victimes potentielles de l’Américain.
Daniel Siad faisait l’objet d’une enquête confiée à l’Office central pour la répression de la traite des êtres humains (OCRTEH), mais n’avait pas encore été entendu. Il avait, par voie de presse, demandé à livrer sa version des faits à la justice.
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