Huit victimes, "domiciliées à l'étranger", doivent encore être entendues à Paris. La procureure de Paris décrit l'affaire Epstein comme "un réseau labyrinthique", dans lequel il ne faut négliger aucune piste.
Publié le 10/09/2026 11:05
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Laure Beccuau, procureure de Paris, jeudi 10 septembre 2026 sur France Inter. (FRANCE INTER / RADIO FRANCE)
En février, le parquet de Paris a ouvert deux enquêtes-cadres, concernant le volet français de l'affaire Epstein. Il a dénombré 26 victimes de Jeffrey Epstein au cours de ses investigations menées contre le prédateur sexuel américain. "Treize n'étaient apparues dans aucun dossier", indique Laure Beccuau, la procureure de Paris, invitée jeudi 10 septembre sur France Inter.Certaines pourraient avoir "été victimes à l'étranger" de "gens de nationalité française", poursuit la procureure. Les investigations mènent les enquêteurs "vers New York, Paris, Saint-Tropez" ou encore Cannes. "Huit victimes" doivent encore être entendues par les enquêteurs car certaines "sont aussi domiciliées à l'étranger".Par ailleurs, Laure Beccuau indique qu'une audition "était prévue" de Daniel Siad, le rabatteur présumé de Jeffrey Epstein en France et en Europe, avant sa mort en juillet dernier en région parisienne, dans les Hauts-de-Seine. Elle révèle que "d'autres noms de potentiels rabatteurs" sont apparus au cours des investigations. La procureure décrit "le réseau Epstein" comme "un réseau labyrinthique" où "il faut tirer des dizaines et des dizaines de fils" pour en sortir. "Nous entendons n'en négliger aucun", affirme-t-elle.







