C'est un scandale dont le Rassemblement national se serait bien passé à quelques mois de la présidentielle. À Carcassonne, quatre policiers municipaux ont été suspendus, ce mercredi 9 septembre, après la diffusion d'une vidéo enregistrée fin 2025, dans laquelle on peut entendre les quatre fonctionnaires tenir des propos racistes, sexistes et complotistes. L'un des agents mis en cause appartenait au service d'ordre du RN.

L'enquête judiciaire, toujours en cours, porte notamment sur des faits de diffamation envers un groupe de personnes en raison de leur origine, de leur sexe ou de leur orientation sexuelle. Les propos révélés sont particulièrement violents, avec des insultes racistes répétées et la reprise d'une théorie complotiste visant, notamment, Brigitte Macron.

Face à la polémique, le RN a choisi une réponse immédiate et ciblée : l'exclusion de l'agent concerné. Le parti dit avoir procédé à sa radiation du service d'ordre et à son exclusion, tout en condamnant "avec la plus grande fermeté" des propos "pénalement répréhensibles". Une manière de tenter de refermer rapidement l'affaire.

Une "désinformation scandaleuse"Sur le terrain, les équipes du parti s'emploient surtout à contenir les dégâts. Le maire RN de Carcassonne, Christophe Barthès, a dénoncé des propos "à vomir et inexcusables", tout en évoquant une "volonté de nuire à la nouvelle équipe municipale". Ses soutiens rappellent que la vidéo remonte à novembre 2025, avant son élection.