Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Société Société Société Police Police Police Les faits, datant de novembre 2025, ont été révélés par le quotidien « Midi libre ». Une enquête a été ouverte par le parquet de Carcassonne. Ce brigadier-chef principal appartenait aussi au service de sécurité du Rassemblement national, qui a annoncé sa « radiation des effectifs du service d’ordre » et son éviction du parti. Article réservé aux abonnés L’indignation générale est à la mesure des propos tenus. Mardi 8 septembre, le quotidien Midi libre a révélé, à l’appui d’une enquête publiée dans ses colonnes, une séquence vidéo glaçante, dans laquelle un brigadier-chef principal de la police municipale de Carcassonne (Aude) se livre à des diatribes verbales racistes et sexistes. « Bougnes » (pour « bougnoules », une insulte xénophobe), « nègre », « gauchiasses » : cette logorrhée, un florilège de cinq minutes issu de plusieurs conversations menées au cours d’une patrouille effectuée le 6 novembre 2025 dans les rues de la ville, a été enregistrée par la caméra-piéton de l’agent. Au début de la vidéo, le principal intéressé semble louer l’efficacité et les performances de cet équipement individuel – à juste titre, compte tenu de la suite des événements. Le reste de la conversation relève ad nauseam du même registre, entre considérations sur l’esclavage (« Entre tribus, ils se vendaient, ces singes ») et éructations contre les « punks à chien », des « connasses » ou le président de la République, « qui se prend une b… dans le cul par son transgenre » – évocation directe de la théorie du complot visant l’épouse d’Emmanuel Macron, Brigitte. Porté à la connaissance de la justice à la fin de 2025, le contenu de cette captation a entraîné l’ouverture d’investigations, que le parquet de Carcassonne a confiées à la gendarmerie. Il vous reste 80.66% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Les propos racistes d’un policier municipal de Carcassonne, captés par sa propre caméra-piéton, suscitent l’indignation générale et l’embarras du RN
Les faits, datant de novembre 2025, ont été révélés par le quotidien « Midi libre ». Une enquête a été ouverte par le parquet de Carcassonne. Ce brigadier-chef principal appartenait aussi au service de sécurité du Rassemblement national, qui a annoncé sa « radiation des effectifs du service d’ordre » et son éviction du parti.











