Le patronat allemand réclame la semaine de 40 heures payées 35 !
L'industrie allemande, en particulier certains de ses grands patrons comme Martin Brudermüller (Mercedes-Benz), milite pour le retour à 40 heures payées 35. Cela reviendrait à une baisse du salaire horaire de plus de 12%, soit un mouvement exactement symétrique à celui qu'avait fait l'Allemagne dans les années 80. Une grève de 7 semaines, conduite par le grand syndicat de la métallurgie IG Metall, avait ouvert la voie vers les 35 heures payées 40. Un mouvement qui avait gagné à peu près toute l'Europe, jusqu'en France, quinze ans plus tard.
En cause de cette réforme, la sévère crise de l'industrie allemande et particulièrement de son cœur, l'automobile et la machine-outil. Si l'industrie allemande a atteint son pic en 2017, elle a depuis chuté de plus de 15%. Volkswagen est l'illustration de ces difficultés : l'entreprise va fermer plusieurs usines en Allemagne.
Une crise née de la concurrenceCette crise est, elle, due à la concurrence chinoise, avec l'arrivée des véhicules électriques vendus en gros 30% moins cher, pour des performances au moins égales. Cette concurrence se double d'un effondrement des ventes allemandes en Chine, moins 40% pour Volkswagen, alors que le pays d'Asie représentait la moitié des profits du groupe Volkswagen, Audi et Porsche. À cela s'ajoutent les taxes Trump sur les importations américaines, ainsi que le renchérissement de l'énergie depuis la guerre d'Ukraine. Même vis-à-vis de l'Europe, l'Allemagne perd du terrain : ses coûts horaires s'établissent à 49,50 euros : c'est 33,70 euros dans la moyenne européenne.







