Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Architecture Architecture Architecture Encore inachevé, l’îlot urbain qui s’élève au sud de Manhattan, sur lequel ont travaillé divers architectes, n’a plus rien à voir avec ce qu’il était quand les tours de Minoru Yamasaki dominaient la « skyline » de New York. Mais l’espace public qu’il libère est très appréciable. Article réservé aux abonnés Vingt-cinq ans. C’est le temps qu’il aura fallu pour que le site sur lequel s’érigeait jadis le World Trade Center se retrouve fondu dans l’urbanité du sud de Manhattan. Rebaptisé « Ground Zero » alors que l’atmosphère était encore saturée de cendres, que les carcasses écorchées des Twin Towers s’imposaient comme le symbole du traumatisme à vif, il termine à peine sa mue aujourd’hui. En lisière de l’espace public où le mémorial aux victimes du 11-Septembre diffuse son insondable noirceur, deux tours sont encore en chantier : le 2 World Trade Center, dont l’architecture a été confiée à l’agence britannique Foster + Partners, et le 5 World Trade Center, pris en charge par KPF, géant états-unien du secteur auquel New York doit une partie du rutilant quartier des Hudson Yards. Elles viennent parachever un vaste ensemble immobilier qui comprend quatre autres gratte-ciel, ainsi que divers bâtiments de moindre hauteur, comme le hub ferroviaire (Santiago Calatrava, 2016), le Musée du Mémorial (Davis Brody Bond, 2014) ou le Perelman Performing Arts Center (Rex, 2023). L’îlot urbain n’a plus rien à voir avec ce qu’il était quand les tours de Minoru Yamasaki (1912-1986) dominaient la skyline de New York, que leurs silhouettes iconisées par la culture pop métaphorisaient la ville dans son ensemble. De toutes les constructions venues les remplacer, aucune ne produit un effet comparable. Surtout pas la 1 WTC, qui est à la fois la plus arrogante (sa hauteur de 1 776 pieds, référence à l’année de la déclaration d’indépendance américaine, en fait le point culminant de la ville, soit 540 mètres) et la plus désespérément banale. Il vous reste 78.77% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.