Musique La section amiénoise de l’association pro-palestinienne avait appelé à boycotter le concert de la DJ, en raison, notamment, de ses engagements politiques en faveur de la contestée proposition de loi Yadan. « On peut contester une artiste. On ne peut pas organiser sa disparition », avait réagi Barbara Butch dans une tribune publiée dans « Le Monde », en juillet 2026. Photo Kenzo Tribouillard/AFP Par Télérama, avec AFP Publié le 10 septembre 2026 à 10h26 Une soirée de musique électronique à Amiens au cours de laquelle devait se produire la DJ Barbara Butch a été annulée en raison d’« éléments contextuels », selon les organisateurs, l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) revendiquant mercredi une « victoire » après un appel au boycott. « Les conditions nécessaires à la sécurité et à l’accueil du public ne sont plus réunies », a justifié la salle de concert amiénoise La Lune des pirates, qui avait programmé trois artistes dont la DJ Barbara Butch le 19 septembre. « L’appel au boycott a fonctionné, le concert est annulé », a réagi la section amiénoise de l’AFPS sur Instagram. Cette annulation est « inacceptable », s’est indigné sur X le président LR de la Région Hauts-de-France Xavier Bertrand. « On ne choisit pas les artistes qui ont le droit de monter sur scène en fonction de leurs opinions, de leur religion ou des combats qu’on leur prête. En France, ce ne sont pas les intimidations politiques qui doivent faire la programmation culturelle », a-t-il ajouté. « Importer des conflits géopolitiques pour intimider une artiste […] est une dérive démocratique majeure et préoccupante », a renchéri le vice-président LR de la métropole d’Amiens Pierre Savreux. Entrave à l’expression artistique Barbara Butch, militante queer, est la cible d’attaques régulières sur son orientation sexuelle ou son poids depuis qu’elle a été l’un des visages de la cérémonie d’ouverture des jeux Olympiques de Paris en 2024. Son concert à Grenoble le 18 juillet, cible d’un appel au boycott notamment de la part de l’antenne grenobloise de La France insoumise, avait été interrompu au bout d’une vingtaine de minutes par des « jets de projectiles », selon la mairie de Grenoble, qui a annoncé porter plainte. À lire aussi : Barbara Butch : “On peut contester une artiste. On ne peut pas organiser sa disparition” Les militants reprochaient à la DJ, de confession juive, sa participation en 2025 à un événement organisé à la résidence de l’ambassadeur de France en Israël et d’avoir signé une tribune en faveur de la proposition de loi Yadan, qui visait à « lutter contre les nouvelles formes d’antisémitisme », contestée et retirée depuis. Dans la foulée, la ministre de la Culture, Catherine Pégard, avait annoncé fin juillet l’envoi de deux circulaires destinées aux préfets et aux magistrats du siège pour renforcer l’application des sanctions contre le délit d’entrave à l’expression artistique. À lire aussi : DJ set de Barbara Butch : “Ce qui s’est passé à Grenoble n’a rien à voir avec un boycott, c’est une agression” Musique Palestine Le magazine en format numérique Lire le magazine Les plus lus Pour soutenir le travail de toute une rédaction, abonnez-vous Pourquoi voyez-vous ce message ? Vous avez choisi de ne pas accepter le dépôt de "cookies" sur votre navigateur, qui permettent notamment d'afficher de la publicité personnalisée. Nous respectons votre choix, et nous y veillerons. Chaque jour, la rédaction et l'ensemble des métiers de Télérama se mobilisent pour vous proposer sur notre site une offre critique complète, un suivi de l'actualité culturelle, des enquêtes, des entretiens, des reportages, des vidéos, des services, des évènements... Qualité, fiabilité et indépendance en sont les maîtres mots. Pour ce faire, le soutien et la fidélité de nos abonnés est essentiel. Nous vous invitons à rejoindre à votre tour cette communauté en vous abonnant à Télérama. Merci, et à bientôt. S’abonner
Un concert de Barbara Butch annulé à Amiens, une “victoire” pour France Palestine Solidarité
La section amiénoise de l’association pro-palestinienne avait appelé à boycotter le concert de la DJ, en raison, notamment, de ses engagements politiques en faveur de la contestée proposition de loi Yadan.








