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RécitEntre l’océan Atlantique et L’Houmeau, l’air, l’eau et les sols sont pollués, et cinq cas de cancers pédiatriques ont été recensés, en 2025, dans les environs. Les habitants s’inquiètent, le maire rachète les terres, les agriculteurs se sentent stigmatisés, et la zone industrio-portuaire de La Rochelle est montrée du doigt.
Jean-Luc Algay, 62 ans, montre une carte accrochée au mur de la mairie. Entre l’océan Atlantique et le bourg de L’Houmeau (Charente-Maritime), il y a une grande étendue de terres agricoles. Le maire désigne du doigt certains champs, colorés de vert. Ce sont ceux que la municipalité a rachetés depuis 2019. Ils couvrent presque la moitié de la superficie totale : 20 hectares sur 44. Un coup d’éclat, qui vaut à Jean-Luc Algay une notoriété qui a dépassé les frontières du département. Et aussi quelques inimitiés tenaces dans un contexte où la loi d’urgence agricole, votée définitivement le 21 juillet par le Parlement, restreint au contraire les contraintes sur l’usage de certains pesticides.
Au départ, il y a un souvenir d’enfance. Jean-Luc Algay est fils d’agriculteur. Il se souvient que son père utilisait des gants en plastique pour mélanger de l’herbicide en poudre avec de l’eau, avant de le répandre sur les champs. Il a encore le souvenir du gant sortant de la mixture « tout fripé, comme si la flamme était passée dessus ».






