La récente escalade des tensions commerciales entre le Canada et les États-Unis semble redonner du souffle à l’achat local au Québec. Nombre de consommateurs renouent avec le réflexe — parfois délaissé ces derniers mois — de scruter les étiquettes pour éviter d’acheter américain, mais surtout pour privilégier les produits d’ici.« Y en a assez, des tarifs, ça va trop loin, lance Martin Leduc, remonté à bloc. J’avais un peu baissé ma garde, mais là, je vais redoubler d’efforts et trouver que des produits d’ici. »Dès les premières menaces tarifaires de Donald Trump, en février 2025, ce quinquagénaire a commencé à scruter les emballages à l’épicerie pour éviter d’acheter américain. Une façon de manifester son désaccord avec les politiques et l’attitude du président des États-Unis, dit-il.Fini, le jus d’orange Tropicana, les fraises de Californie et la mayonnaise Hellmann’s : les produits de nos voisins du Sud ont disparu de son panier. Au départ, M. Leduc les remplaçait systématiquement par des marques d’ici, mais il a baissé sa garde avec le temps, se tournant vers des produits provenant d’autres pays. « C’était compliqué de remplacer certains produits, et je me suis lassé de me priver de certains fruits et légumes aussi », explique-t-il, reconnaissant même avoir fait quelques entorses à son boycottage.