Publié le 09 septembre 2026 à 15:03. / Modifié le 09 septembre 2026 à 16:35.

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La pollution aux microplastiques dans le lac Léman est nettement supérieure aux estimations précédentes. Selon une étude de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) publiée mercredi, la concentration de ces minuscules particules pourrait être 650 fois plus élevée environ qu’imaginée jusqu’ici.Les microplastiques sont des particules de plastique de moins de cinq millimètres, provenant soit de produits manufacturés, soit de la dégradation d’objets en plastique plus gros. On les trouve désormais partout, des océans et des rivières aux sols et à l’air intérieur. Comme la plupart des plastiques se dégradent très lentement, ces particules peuvent rester dans l’environnement pendant des décennies, voire des siècles, rappelle l’EPFL dans un communiqué.Bien que les microplastiques plus gros puissent être détectés et classés relativement facilement, les estimations suggèrent que les microplastiques de plus de 100 microns, soit environ l’épaisseur d’un cheveu humain, ne représentent qu’environ 3% des particules plastiques dans l’environnement. Caractériser les particules de moins de 20 microns reste, en revanche, un défi majeur. «Nous devons pouvoir détecter bien en dessous de 100 microns. Sinon, nous ne voyons que la partie émergée de l’iceberg», explique Christel Hassler, ancienne coordinatrice scientifique à l’EPFL, citée dans le communiqué.