Des navires sont en feu dans le Golfe après l’annonce par l’Iran de frappes contre une vingtaine de bateaux, dont deux américains, faisant flamber les cours du pétrole, qui repasse la barre symbolique des 100 dollars pour la première fois depuis juillet.Téhéran a justifié ces attaques par les frappes américaines contre des pétroliers iraniens, et de nouveau mis en garde son ennemi.« Les actions agressives des États-Unis contre des navires commerciaux iraniens ne font pas qu’accroître les dangers liés aux tensions dans la région, elles constituent également une menace manifeste pour la paix et la sécurité régionales et internationales », a déclaré le ministère des Affaires étrangères, invoquant la « légitime défense ».Dans le détail, les Gardiens de la Révolution ont affirmé avoir visé deux bateaux américains, huit pétroliers et dix autres navires dans le Golfe.L’agence maritime britannique UKMTO a fait état de plusieurs navires en feu à différents endroits, sans préciser dans l’immédiat si des victimes étaient à déplorer.Pour le marché de l’or noir, c’est « une nouvelle escalade », explique Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management. « Si l’Iran commence à viser des pétroliers dans les ports et les zones de mouillage d’autres États du Golfe, une part bien plus importante des infrastructures pétrolières de la région et de la flotte de pétroliers pourrait potentiellement être impliquée ».Alors que les frappes se concentrent dernièrement sur l’eau et autour du stratégique détroit d’Ormuz, l’Iran avait annoncé dimanche la création d’ici « quelques jours » d’une zone interdite près de cette voie maritime stratégique verrouillée par Téhéran depuis le début de la guerre avec les États-Unis fin février.Elle couvrira une partie du Golfe d’Oman « et au-delà », ont précisé mercredi les Gardiens, affirmant que ses coordonnées exactes seraient annoncées ultérieurement.Tout navire entrant dans cette zone sans autorisation s’exposera à des sanctions, ont-ils ajouté.