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EnquêteDes centaines de pages comportant des contenus d’extrême droite sont publiées à destination du public français, au Sri Lanka, en Algérie ou au Venezuela, et obtiennent des audiences massives. Le trafic généré par ces contenus « attrape-clics » s’avère très rémunérateur.

« Faut-il expulser tous les criminels étrangers sans exception ? » ; « Les retraités devraient-ils être davantage aidés que les nouveaux arrivants ? » ; « Les détenus dénoncent une chaleur insupportable sans clim en prison. Qu’avez-vous envie de leur dire ? » Depuis plusieurs mois, des questions de ce type semblent avoir envahi Facebook en France.

Publiés à la chaîne par des pages aux noms évoquant en général la France, accompagnés de visuels générés par intelligence artificielle (IA), ces « sondages » proposent aux internautes de « voter » en laissant un like ou un cœur sur la publication. Et font des cartons d’audience, avec parfois plus de 2 000 likes et des centaines de commentaires et de partages.