À un mois de l’entrée en vigueur de la nouvelle garantie légale de bon fonctionnement au Québec, une coalition d’organisations économiques sonne l’alarme : la mesure censée protéger les consommateurs risque plutôt de faire flamber le prix des électroménagers et de menacer la survie des détaillants. Elle exhorte le gouvernement à reporter d’un an son application pour en chiffrer véritablement les conséquences.« Une absence de données a été présentée aux Québécois comme une absence de coûts. Or, une garantie est une assurance, et une assurance obligatoire ne coûte jamais rien », déplorent les organismes dans une lettre envoyée au Devoir ainsi qu’au gouvernement du Québec jeudi. Parmi les signataires figurent notamment le Conseil canadien du commerce de détail (CCCD), la Fédération des chambres de commerce du Québec, le Conseil du patronat du Québec et la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante.À compter du 5 octobre — le jour des élections —, la garantie de bon fonctionnement imposera une durée minimale durant laquelle un bien neuf devra être réparé gratuitement par le commerçant ou le manufacturier en cas de bris ou de défectuosité. Elle sera par exemple de six ans pour une cuisinière ou un réfrigérateur, de cinq ans pour une laveuse et de trois ans pour un ordinateur. Ce nouveau règlement découle de l’adoption du projet de loi 29 en octobre 2023.Les signataires qualifient cette nouvelle mesure de « garantie forcée » qui, bien que présentée comme « gratuite » par le gouvernement, se répercutera en fait sur le prix des biens vendus, et conséquemment sur le portefeuille des consommateurs.
Le milieu économique demande un report de la garantie de bon fonctionnement
La mesure risque de faire flamber le prix des électroménagers et de menacer la survie des détaillants.








