L’abolition de la taxe de vente du Québec (TVQ) sur certains produits d’épicerie, annoncée en mai dernier par la première ministre, Christine Fréchette, est entrée en vigueur cette semaine. Des experts doutent cependant que la mesure soit la plus efficace pour aider les ménages dans le plus besoin.Pour rappel, le gouvernement du Québec a annoncé le 25 mai dernier que certains aliments, auparavant assujettis à la TVQ, en seraient exemptés à partir du 15 juillet. Cette mesure visait à aider les Québécois à faire face à la hausse du coût de la vie.Les portions individuelles de crème glacée et de biscuits, de même que les plateaux de fruits et légumes, les noix salées et les barres tendres à base de céréales sont au nombre des produits exonérés. Il en va de même pour le papier hygiénique et les mouchoirs.Le gouvernement estimait alors que l’abolition de la TVQ sur cette série de produits permettrait à chaque ménage d’épargner 50 $ annuellement sur sa facture d’épicerie. Le coût de la mesure devrait priver le trésor public d’environ 100 millions de dollars par année en recettes fiscales.Une mesure critiquéeEst-ce que redonner indirectement 50 $ aux ménages va les aider de manière substantielle à faire face à la hausse du coût de la vie ?Des experts, dont Jimmy Jean, économiste en chef et stratège chez Desjardins, en doutent. Cette mesure devrait avoir « très peu [d’effet] étant donné le coût de la vie qu’on a actuellement », notamment après des années où l’inflation alimentaire a été particulièrement costaude, croit-il. « On comprend un peu pourquoi la réaction est assez tiède face à cette mesure-là. »
L’abolition de la TVQ sur certains produits d’épicerie est désormais en vigueur
La mesure n’est pas assez ciblée pour aider les plus démunis, pensent des experts.






