Le secrétaire à l’Énergie des États-Unis, Chris Wright, est arrivé mardi au Venezuela pour des rencontres après l’annonce d’un accord pouvant permettre à Washington de contrôler environ un cinquième des réserves pétrolières du pays.Au Venezuela, l’Assemblée nationale, où le pouvoir dispose de la majorité, mais aussi l’armée ont apporté leur soutien à l’accord.M. Wright est arrivé vers 20h30 à l’aéroport international de Maiquetia, qui dessert Caracas, et n’a pas fait de déclaration, selon des images de la télévision d’État.« Le secrétaire Wright va mener une délégation ce soir (mardi), je pense, pour des réunions demain […] au Venezuela », où le groupe américain Chevron « va annoncer un élargissement de ses opérations », a déclaré à des journalistes un responsable américain, sous couvert d’anonymat.
Plusieurs accords devraient aussi être annoncés dans les prochains jours avec d’autres entreprises, pour augmenter la capacité de production pétrolière du Venezuela, a-t-il ajouté.Le sous-sol vénézuélien renferme les plus grosses réserves d’or noir au monde (plus de 300 milliards de barils estimés), mais sa production reste très limitée, à environ 1,2 million de barils par jour.À son pic historique, elle atteignait plus de 3 millions de barils par jour.Donald Trump a annoncé le 28 août avoir conclu un accord avec le Venezuela qui verrait les États-Unis prendre le contrôle majoritaire de plus de 65 milliards de barils des réserves du pays.D’après lui, il s’agit du « plus grand accord pétrolier de l’histoire mondiale » et celui-ci aura vocation à doubler les réserves des États-Unis.La présidente vénézuélienne par intérim, Delcy Rodriguez, avait défendu samedi cet accord, assurant face aux doutes que son pays conserverait sa souveraineté sur les champs pétroliers exploités par les États-Unis.Mardi après-midi, l’Assemblée nationale du Venezuela a voté son soutien à cet accord lors d’un vote à main levée. « Le Venezuela possède les premières réserves de pétrole et c’est le 20e pays à l’exporter. Le 20e ! Et il y en a qui veulent que cet état de choses se poursuive », a dit le président de l’Assemblée Jorge Rodriguez, frère de la présidente par intérim.












