Fuite dans la rivière, les mains liées : le récit de l'incroyable évasion du légionnaire de l'armée française enlevé en Colombie

Un scénario digne de Rambo. Les circonstances de l'évasion de José Olger Melo Charry, soldat colombien de la Légion étrangère française qui était retenu en otage par des guérilleros, se précisent. L'homme de 35 ans a notamment maîtrisé un de ses ravisseurs avant de se jeter dans une rivière les mains liées, a détaillé à l'AFP une source militaire de haut rang mardi 8 septembre.

Il avait été enlevé le 6 août par un groupe dissident des ex-Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) alors qu'il circulait sur une route du département de Nariño (sud-ouest), bastion d'organisations impliquées dans le trafic de cocaïne et l'exploitation minière illégale. Il est resté ligoté pendant des jours, pieds et poings liés, avant d'élaborer un plan. Le jour de son évasion, le 3 septembre, il demande à l'un de ses geôliers d'être conduit à l'écart pour faire ses besoins. Une fois seul avec son gardien, il a maîtrisé celui-ci et lui a pris son fusil bien qu'il ait eu les mains entravées, a expliqué la source militaire à l'AFP.

Saut dans la rivièreToujours les mains liées, le légionnaire de 35 ans a ensuite sauté dans une rivière, réussissant à prendre la fuite. Après avoir réussi à se défaire de ses liens, il a marché pendant quatre jours à travers une région des Andes colombiennes où opèrent des groupes armés impliqués dans le trafic de drogue, jusqu'à parvenir à un commissariat de police dimanche.